Vivre ou mourir?

Comme je vous le disais, ma vie de bipolaire non stabilisée n’est pas facile.

Mercredi, j’ai été mal, plus aucune raison de tenir à la vie, plus capable de m’y accrocher. j’étais dans le noir, noir dans mon coeur et dans mon ame, à se dire que si je m’en vais, ca fera de mal à personne, ou qu’ils passeront à autre chose, que leur vie continuera et que je n’aurais été qu’une parenthèse.

C’est dur de se dire ca, qu’on va manquer à personne, ou que la personne se fera une raison.

Je suis plongée du jour au lendemain, très brutalement, le fameux down, et comme j’ai vu la psychiatre, qu’on arrête l’abilify, je n’ai plus comme traitement que le loxapac et le tranxène, des benzos.Afficher l'image d'origine

Je suis donc totalement dépendante de mon humeur et de ma maladie. Sans filet.

Enfin si, il y a le cmp, et la psychiatre a envoyé une note aux infirmiers pour qu’ils soient « plus vigilants » pendant le changement de traitement.

Je ne prends plus que 10 mg d’abilify le matin, je l’arrête mercredi et je commence le xeroquel jeudi soir, car ce sont les mêmes récepteurs, et à prendre les deux, je risque de les bousiller. Et c’est pas le but.

Alors voilà, mercredi, j’ai failli me couper et me foutre en l’air, j’ai appelé une amie qui par bonheur ne travaillait pas à ce moment là, et elle m’a tenue loin de la cuisine, de ses couteaux et de ses cachets. Ca a été dure pour elle et je m’en veux d’imposer des épreuves pareilles à mes proches.

Je compte sur mes amis, qui sont ma famille de coeur, ma famille étant plus difficilement compréhensive. Depuis, ils se relaient pour m’avoir au tel, ou me voir, mais c’est pas évident avec le boulot, et pis leurs vies.

Aujourd’hui, à nouveau, alors que je suis épuisée, j’ai la patate, et j’ai fait un tas de choses, j’ai pas dormi et j’ai un moral en acier trempé.

Mais un tel up augure t il un down aussi fort encore qu’est mon énergie aujourd’hui?

C’est difficile d’être bipolaire, de le supporter et de ne pas passer à l’acte. Dans ces moments, plus rien n’existe, plus rien ne me retient, pas même mes quatre pattes Pourtant, je ne sais pas ce qu’il adviendrait d’eux.

Saleté de maladie, il faut que je tienne, jusqu’à vendredi, où le xeroquel sera à 50 et qon va l’augmenter de 50 tous les jours jusqu’à 300 pour 6 semaines.

Demain, je vois le psychomotricien et jeudi la médiatrice de santé. J’ai deux rdv psy par semaine pour quinze jours. Il faut que je m’appuie dessus, et que je sois forte.

J’espère avoir la force de vous écrire encore, avoir la force de tenir encore, et de pas lacher.

Je vous embrasse fort, courage à tous!

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